Elle quitte l'école à l'âge de 10 ans et fait revenir « les cerveaux ».
9 décembre 2011, 9:26 PM
Quand le Premier Ministre, Dr. Manmohan Singh a demandé aux scientifiques indiens expatriés de rentrer au pays pour aider l'Inde à intégrer le camp des pays développés, il a été peu entendu en dépit de nombreuses incitations. Mais une femme qui a quitté l'école à l'âge de dix ans fait revenir des cerveaux parmi les meilleurs.
Mata Amritanandamayi, qui s'est révélée comme l'un des plus grands chefs spirituels de l'Inde en brisant entre autres barrières, celles des castes, de l'éducation et des milieux socio-économiques, est en train de servir de catalyseur pour le retour des cerveaux dont on nous rebat tant les oreilles. Amritanandamayi surnommée affectueusement Amma attire les meilleurs scientifiques du monde entier non pas à coup d'énormes sommes d'argent mais en leur insufflant un sens élevé du service.
« Quand Amma m'a demandé de diriger l'Université Amrita qu'elle avait fondée, j'ai imaginé d'y attirer les meilleurs étudiants du pays pour en faire un pôle d'excellence, mais elle m'a dit que ce n'était pas ce qu'elle attendait de moi, alors j'ai compris le message. Apparemment elle voulait que je transforme des étudiants ordinaires en étudiants extraordinaires, » déclare Dr P Venkat Rangan, pionnier de renommée internationale dans les domaines de la recherche en Multimedia Systems et du Commerce en ligne.
Rangan, fondateur du Laboratoire de Recherche Multimédias et Réseaux sans fil (Multimedia Laboratory and Wireless Networks Research) de l'Université de Californie à San Diego, a fait passer le message à ses collègues scientifiques aux USA et en a fait revenir plusieurs pour l'aider à remplir sa noble mission. Au jour d'aujourd'hui, la fac a attiré 80 scientifiques de premier ordre. Plusieurs savants étrangers parmi lesquels Leland H Hartwell, prix Nobel, ont rejoint les rangs de l'Université. Ensemble, en seulement huit ans, ils ont réussi à faire de l'université Amrita l'un des établissements d'enseignement supérieur à la croissance la plus rapide de toute l'Inde.
Hormis les quelques 150 cursus universitaires offerts par l'Amrita Vishwa Vidyapeetham basée à Coimbatore et ses campus de Quilon, Cochin, Bengalore et Mysore, l'université s'est lancée dans la recherche dans des domaines aussi pointus que les nanosciences, la médecine moléculaire, la biotechnologie, la cyber sécurité, la simulation par ordinateur et les sciences de l'environnement.
La recherche répond également au vœu d'Amma en aidant l'homme de la rue à bénéficier des avancées technologiques. L'un des plus grands projets que l'Université ait mené à bien avec l'aide de l'ISRO (Bureau de recherche spatiale de l'Inde) permet actuellement aux étudiants de bénéficier de l'enseignement de professeurs du monde entier et de l'accès à des ressources partout dans le monde.
Dans le domaine de la santé, la recherche a pour objectif de rendre les traitements modernes abordables pour tout le monde et cela pourrait révolutionner la manière de dispenser les soins dans les années à venir. L'université a permis une avancée remarquable grâce à la mise au point d'une pompe à insuline qui sera dix fois moins chère que les pompes existant actuellement sur le marché.
L'université s'intéresse également au développement des nano médicaments et implants de pointe qui reposent sur la régénération des tissus naturels du corps grâce aux cellules souches.
Ces produits nouveaux qui vont révolutionner le traitement du cancer entreront dans la phase des essais cliniques d'ici deux à trois ans. Ces traitements plus efficaces et moins chers réalisent une avancée importante en luttant contre le phénomène de résistance aux médicaments et en évitant de surcroît les effets secondaires des protocoles de chimiothérapie. —
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Traduction de : 4th standard dropout leading brain drain reversal |